Ça se passait un 18 avril.

Publié par Joan Boudreau

Ça se passait un 18 avril.

J'hésitais entre le fait de mettre cette page dans mes femmes diaboliques ou mes éphémérides. J'ai décidé de le mettre dans l'éphéméride de la journée car des femmes diaboliques, j'en trouverai sûrement beaucoup d'autres.

Je vais vous parler aujourd'hui de La Corriveau.

Le 18 avril 1763, La Corriveau était pendue à Québec. Personnage de l’histoire du Québec et aussi personnage des contes et légendes de notre patrimoine.

maison de la Corriveau
maison de la Corriveau

Marie-Josephte est née à Saint-Vallier en janvier ou février 1733. Elle habitait la Nouvelle-France au moment de la Conquête par l’Angleterre. Elle fut condamnée à mort par une cour martiale Britannique pour le meurtre de son second époux.

Ça se passait un 18 avril.

Le matin du 27 janvier 1763, son mari, Dodier, est retrouvé mort dans sa grange, avec de nombreuses blessures à la tête. Malgré un décès attribué officiellement à des coups de sabot reçus de ses chevaux et une inhumation rapide, les rumeurs d'homicide et les soupçons ne tardent pas à se répandre dans le voisinage. Dodier était semble-t-il de son vivant en mauvais termes avec son beau-père, Joseph, et son épouse.

Ça se passait un 18 avril.

Le procès se conclut, le 9 avril, par la condamnation à mort de Joseph Corriveau, reconnu coupable du meurtre de son gendre. Marie-Josephte, déclarée complice, est condamnée à recevoir 60 coups de fouet et à être marquée au fer de la lettre M (pour meurtrier) sur la main.

Le 15 avril suivant, Marie-Josephte reconnaît avoir tué son époux de deux coups de hachette pendant son sommeil, surtout en raison des mauvais traitements que lui faisait subir celui-ci. Le tribunal la déclare alors coupable et la condamne à être pendue, son corps devant ensuite être pendu enchaîné.

Ça se passait un 18 avril.

La « cage » de fer dans laquelle son corps est exposé et laissé à pourrir à Pointe-Lévy, sur ordre des autorités militaires, marque fortement l'imaginaire de la population et engendre de nombreuses légendes.

Les légendes étant ce qu’elles sont, on dit que le fantôme de La Corriveau hante les lieux où elle fut pendue. Elle s’attaquerait au gens de passage près de l’endroit en les suivant avec ses cages pour les étrangler.

Ça se passait un 18 avril.

La redécouverte de la cage vers 1850 dans le cimetière de Saubt-Joseph-de-la-Pointe-Levy ravive les souvenirs et les imaginations, tout en inspirant romans et contes fantastiques.

Légende fondée sur des faits réels, La Corriveau fait partie de notre patrimoine québécois et le film canadien « Nouvelle-France » raconte, en partie, l’histoire de La Corriveau.

La Corriveau c'est aussi une bière dont je vous mets le lien afin de vous la présenter:

http://www.lebilboquet.qc.ca/microbraserie.php

Bonne journée!

Joan Boudreau

Publié dans ephemerides