Ça se passait un 25 avril.

Publié par Joan Boudreau

Inventeur de la guillotine.

Inventeur de la guillotine.

Ça se passait un 25 avril.

Le 25 avril 1792 c’était la première exécution capitale au moyen de la guillotine. Ce nouveau moyen d’exécution provoqua des réactions hostiles de la part des Parisiens : la rapidité du bourreau Charles-Henri Sanson* avait considérablement déçu les badauds qui s'étaient massés place de Grève pour assister au supplice d'un tire-laine (voleur), Nicolas Jacques Pelletier, condamné pour agression nocturne. On en vint à regretter la traditionnelle potence.

Ça se passait un 25 avril.

"La Louison", comme on avait d'abord surnommée la guillotine, avait été conçue scientifiquement. Dès 1789, le docteur Guillotin, député aux États généraux, avait plaidé pour l'unification des peines capitales en faveur de la décapitation, qu'il jugeait la moins barbare: "Avec ma machine, je ferai sauter vos têtes en un clin d’œil et vous ne sentirez qu'une légère fraîcheur sur le cou".

La formule était prophétique, mais aucun des présents ne s'était alors senti menacé : il n'était bien évidemment question, à l'époque, que des exécutions de condamnés de droit commun.

Ça se passait un 25 avril.

Ce n'est qu'après la journée du 10 août 1792 que la guillotine fut employée à des fins politiques, place de la Révolution (place de la Concorde), puis place du Trône renversé (Place de la Nation).

Le bourreau Sanson
Le bourreau Sanson

*Au total, Charles-Henri Sanson exécuta 2918 condamnés entre le 14 juillet 1789 et le 21 octobre 1796 (y compris Louis XVI). Bien qu'il ne fût jamais un sympathisant de la monarchie, il hésita avant d'exécuter le roi, étant même persuadé jusqu'au dernier instant que des partisans de la royauté tenteraient de libérer le souverain déchu. Il dit même au roi-citoyen « Savez-vous que derrière vous se trouve près de 800 ans d'histoire dont je vais en mettre un terme ? », ce à quoi le roi répondit « Taisez-vous et faites votre travail. »

Marie-Antoinette
Marie-Antoinette

La reine Marie-Antoinette, quant à elle, fut décapitée par le fils de Sanson, Henri. Sanson fit signe à son fils d'exécuter la tâche qui lui était normalement dévolue pendant que lui était encore au bas de l'échafaud.

Publié dans histoire

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