Attentats de Paris, never forget.

Publié le par Joan Boudreau

Attentats de Paris, never forget.

Avant de sommairement décrire les tristes évènements de 2015, je tenais à faire un peu l'historique du Bataclan.

Quand le Grand Café chinois-théâtre Ba-Ta-Clan a été inauguré en 1865, on y jouait des vaudevilles au rez-de-chaussée et l’on dansait à l’étage. Le nom de la salle et son architecture s’inspiraient d’une opérette d’Offenbach créée dix ans plus tôt et qui avait lancé à Paris la mode des « chinoiseries ». Quelques années plus tard, quand la ronde des plaisirs du Second Empire s’interrompt dans le désastre de la guerre de 1870, on entasse au Bataclan les blessés des combats de la banlieue aux portes de Paris.

L’apogée du café concert voit les stars Paulus et Max Dorfeuil racheter successivement le Bataclan. Autour de 1900, le spectacle à Paris est un tourbillon d’audaces et de nouveautés : on voit se succéder Aristide Bruant, Buffalo Bill, Dranem, des tours d’électricité amusante, des démonstrations acrobatiques des Pompiers de Paris, des revues fastueuses… mais aussi la décadence du café concert  après la Grande Guerre.

Le Bataclan devient un cinéma, à son tour menacé par la fin du muet, redevient music-hall, puis cinéma. Un incendie puis une lourde mise aux normes entrainent de longues éclipses avant qu’il ne ferme en 1969 – c’est alors un cinéma de quartier qui accueille quelques concerts et spectacles associatifs.

De temps à autre, un exploitant tente une résurrection qui tarde à venir malgré quelques instants légendaires comme un concert de 1972 avec Lou Reed, John Cale et Nico. En 1983, le metteur en scène André Engel rouvre les portes et monte Lulu de Wedekind. Jane Birkin y fait ses premiers pas sur scène, Prince prend l’habitude d’y donner ses after-shows… et à partir des années 90 le Bataclan est le symbole des temps postmodernes où tous les genres et tous les styles convergent au Bataclan.

Source: site internet du Bataclan.

 

Attentats de Paris, never forget.

Puis vient le jour sombre, le 13 novembre 2015. Une série d'attentats terroristes ont lieu à Paris simultanément. Voici un bref résumé des évènements:

Salah Abdeslam dépose trois kamikazes, équipés de ceintures explosives, aux abords du Stade de France. Comme ils n’avaient pas de billets, ils n’ont pas pu entrer dans le stade.

 

Mohammad Al Mahmod et Ahmad Al Mohammad

Bilal Hadfi

Bilal Hadfi

À 21 h 17, retentit une première explosion face au resto-bar Events, près de la porte D du stade. Deux corps sont retrouvés, celui du kamikaze portant un gilet explosif et celui d'une victime, un passant soufflé par l’explosion.

À 21 h 20, face à la porte H du stade, près d'un établissement Quick (fast-food), un second terroriste porteur d'un dispositif similaire se fait exploser.

Les explosions sont entendues par les joueurs, le public et les téléspectateurs lors de la retransmission télévisée en direct. Elles sont prises initialement pour le bruit de gros pétards. Au coup de sifflet final, le commentateur annonce « un incident extérieur » et donne des consignes d'évacuation.

À 21 h 53, une troisième et dernière explosion se produit selon le même mode opératoire, devant un autre établissement de restauration rapide, celui-ci de l'enseigne McDonald’s. Le corps du terroriste Bilal Hadfi est retrouvé et identifié. L'un des gardiens du Stade de France racontera par la suite comment, quelques minutes plus tôt, il a refoulé le terroriste lorsque celui-ci cherchait à pénétrer dans le stade.

Salah Abdeslam, le chauffeur qui a déposé les terroristes, un des dirigeants des attentats.

Salah Abdeslam, le chauffeur qui a déposé les terroristes, un des dirigeants des attentats.

Pendant ce temps au Bataclan:

À 21 h 40. Trois individus équipés d’armes de guerre, arrivent à la salle de concert le Bataclan à bord d’une Polo noire. «Ils entrent dans la salle et tirent en rafale en plein concert» avant de «prendre en otage les occupants dans la fosse». Selon le procureur de la République, «ils ont évoqué la Syrie et l’Irak». La BRI et le Raid donnent l’assaut à 00h20, au cours duquel trois terroristes se sont donné la mort en actionnant leur gilet d’explosifs, tandis qu’un autre a été tué par les forces de l’ordre bien qu’ayant aussi activé son gilet. Le bilan fait état de «89 morts et de très nombreux blessés».

Attentats de Paris, never forget.

Un billet d'entrée le soir du drame.

Réfugiés dans une loge de la salle de spectacle le soir du 13 novembre, des otages doutaient de la qualité du pseudo policier qui leur demandait d'ouvrir la porte. Ils ont été sauvés par leur vote, où le non l'a emporté d'une courte majorité...

«Ouvrez la porte, c'est le GIGN, je viens vous sauver». C'est ce qu'a prétendu l'un des tueurs du Bataclan, le 13 novembre 2015. Il s'adressait à une quarantaine de victimes retranchées dans une loge de la salle de spectacle, 40 hommes et femmes entassés dans un cagibi de 9m2 à peine. Ils avaient bloqué la porte avec un canapé, un mini frigo. Impossible pour le tueur d'entrer de force.

Caroline Langlade, jeune femme courageuse, raconte: «À chaque coup donné par le terroriste, on a tous tenu la porte, tenu le frigo, tenu le canapé...»

Elle ajoute: «J'ai fait éteindre la lampe, fermer les fenêtres, afin qu'on ne soit pas vus, (...) pour pas que le terroriste voit combien nous étions en regardant par l'interstice de la porte, qui s'entrebâillait à chaque coup qu'il donnait». Moments d'effroi. Trois heures durant, les victimes sont restées ainsi dans le noir.

Quelques rescapés du Bataclan.

Quelques rescapés du Bataclan.

Beaucoup de détails ont été cachés par les médias. Premièrement l'identité des terroristes. On a attendu avant de dire leurs noms. Comme ils se sont fait explosés, il est certain que leur identification ne pouvaient se faire instantanément, je vous l'accorde. Par contre, si Daesh n'avait pas revendiqué les attentats, les médias ne voulaient pas faire "d'amalgame" comme d'habitude. Deuxièmement, les victimes auraient été torturées en plus...je me garde de vous donner les détails qui ont été dévoilés après coup. Mais des conversations radio des premiers répondants sur les lieux décrivent clairement ce qu'ils ont retrouvé à leur arrivée.

Je ne mets pas de photos de l'intérieur des lieux par respect pour les victimes et leurs proches. Il y en a déjà beaucoup qui circulent sur le net.

Depuis quelques années, les médias sont tellement impliqués dans le "politiquement correct" qu'ils oublient leur mandat premier qui est d'informer les gens. Par chance, certains d'entre nous sont encore assez lucides pour s'informer adéquatement en analysant divers médias et ne pas se fier à n'importe lequel de ces porteurs d'eau du multiculturalisme.

Joan.

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